Le fait de consommer de l'alcool que ce soit en petite ou en grande quantité, anecdotiquement ou tous les jours, conduit à des modifications du comportement et de la perception du réel comme avec toute drogue. L'alcool n'est autre qu'une drogue légale, classée parmi les produits psychoactifs à l'instar du cannabis, de la cocaïne ou du LSD. En effet, l'alcool entraîne des actions spécifiques sur certaines zones du cerveau, ce qui explique cet effet euphorisant et cette suite de conséquences qui peuvent mener jusqu'à l'inconscience ou au comas éthylique. L'alcool étant consommé quotidiennement par certains, nous vous invitons vivement à poursuivre votre lecture sur toutCOMMENT pour savoir comment l'alcool agit sur le cerveau.
La perte de tissu cérébral : en raison de ses effets anesthésiants et narcotiques, l'alcool entraîne un ralentissement de la communication qui s'opère normalement entre les neurones. Une consommation journalière allant au-delà de 6 verres a pour conséquence la disparition de ces neurones et donc de tissu cérébral. On estime qu'un buveur excessif d’alcool perdrait entre 10 et 15% de son tissu cérébral au bout de 15 ans. D'autre part, il est important de noter que ce phénomène peut entraîner des troubles cognitifs sévères, affectant la mémoire, la concentration et les capacités d'apprentissage.
L'hypophyse : cette glande située dans le cerveau est notamment responsable de l'hormone de croissance qui peut être perturbée par la consommation d'alcool. Les risques sont d'autant plus importants sur les jeunes consommateurs. À cet égard, l'alcool peut également perturber la production d'autres hormones essentielles, influençant ainsi le métabolisme et la régulation hormonale générale du corps.
La moelle et le tronc cérébral : c'est la moelle qui commande les fonctions vitales dans le corps dites autonomes comme la respiration ou les battements du cœur. L'alcool ayant un fort pouvoir anesthésiant, il est possible que lors de binge drinking (consommation maximum en un minimum de temps), cette zone soit endormie provoquant des comas ou des décès. Il convient de noter que ces effets sont particulièrement dangereux car ils peuvent survenir rapidement et sans avertissement, mettant en péril la vie de l'individu.
Le cortex frontal : cette zone située à l'avant de la tête est en charge de la maîtrise de soi et du respect des règles de conduite sociale. Elle gère aussi les capacités intellectuelles avec la faculté de raisonner et de résoudre des problèmes. L'ingestion d'alcool entraîne donc également des réactions impulsives et une perte des inhibitions naturelles. Par exemple, cela peut conduire à un comportement social inapproprié et à une prise de décisions irrationnelles, pouvant avoir des conséquences sur la vie personnelle et professionnelle.
L’hippocampe : l'alcool y bloque les transmissions des souvenirs de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme. C'est ce qui explique les trous noirs que vous pouvez avoir le lendemain de soirées arrosées. Une consommation systématique de substances alcooliques peut conduire à des troubles de la mémoires graves. De même, des études ont montré que l'exposition prolongée à l'alcool peut réduire le volume de l'hippocampe, compromettant davantage les capacités de mémorisation et d'apprentissage.
Le cervelet : ce petit cerveau situé sur le derrière du crane peut aussi être endommagé lors de consommation excessive d'alcool. Le cervelet est impliqué dans les capacités motrices, la coordination des gestes et le sens de l'équilibre. Il a été démontré que l'altération du cervelet par l'alcool peut entraîner des problèmes de coordination à long terme, rendant les tâches quotidiennes difficiles à accomplir.
Enfin, la consommation d'alcool agit sur ce que les neuropsychologues appellent les circuits de récompense. C'est le conditionnement du cerveau qui lie deux actions entre elles menant au plaisir.
C'est-à-dire qu'en dépit du fait que la personne sache que l'alcool est une substance nocive, la personne sait également que cela va lui procurer une sensation de plaisir. De plus, cette sensation peut renforcer le comportement de consommation excessive, conduisant à une dépendance.
L'alcool ingéré passe directement du tube digestif au sang qui sera transporté jusqu'au cerveau. La boisson va commencer par modifier les neurones, les canaux ioniques, les enzymes et les récepteurs de acétylcholine, la sérotonine, le GABA et NMDA du glutamate. L'activité neuronale va se trouver diminuée ce qui va entraîner entre autre un effet sédatif. On note également une forte augmentation de la production de dopamine, ce qui contribue aux sensations de plaisir et de récompense associées à la consommation d'alcool.
Nous vous rappelons que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé et qu'il est à consommer avec modération. En effet une consommation excessive, prolongée et régulière peut entraîner :
- Des risques d'hypertension,
- La survenue d'un AVC,
- La survenue d'un infarctus du myocarde,
- Une augmentation du risque du cancer entre autres, de la langue, foie, colon, rectum,
- Des troubles du comportement et des faiblesses psychologiques importantes.
En outre, les effets de l'alcool sur la santé mentale ne doivent pas être sous-estimés, car ils peuvent exacerber les symptômes de dépression et d'anxiété, affectant ainsi profondément la qualité de vie.
Cet article est purement informatif, toutCOMMENT n'a pas les capacités de prescrire de traitement médical ni réaliser de diagnostics. Nous vous invitons à vous rendre chez le médecin si vous présentez des gènes ou un mal-être.
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